croyances limitantes
Etre mieux dans ma tête

Les croyances limitantes, comment les mettre K.O. et reprendre sa vie en main

Vous l’avez peut être remarqué, notre quotidien est influencé par une multitude de croyances et certaines d’entre elles ont un effet néfaste pour notre épanouissement personnel. Il s’agit des croyances limitantes. De quoi s’agit-il et comment les vaincre ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Qu’est-ce que les croyances ?

Il s’agit d’un ensemble d’idées reçues, et perçues comme vraies, que nous avons sur nous, sur les autres et sur la vie. Les croyances sont profondément ancrées en chacun de nous du fait de notre vécu personnel (histoire, expériences), de l’environnement dans lequel nous avons évolué (éducation, entourage) ou encore de la société (politique, médias). Elles se mettent en place dans notre inconscient dès l’enfance, notamment au travers de nos parents qui sont nos tout premiers modèles, puis se renforcent au cours de notre vie. Au travers de ces croyances nous construisons notre vision personnelle de la réalité, ainsi chacun, de part ses croyances propres aura une interprétation différente d’une même situation.

Il existe de très nombreuses croyances et pour avoir une idée plus claire de ce dont je veux parler, voici quelques exemples :

  • La vie est difficile
  • Il faut souffrir pour être belle
  • Un homme ne pleure pas
  • On ne peut pas tout avoir dans la vie
  • C’est beau de rêver !
  • Il faut travailler dur pour y arriver
  • Pour être riche il faut faire des études
  • Je suis trop vieux/vieille pour apprendre
  • Le succès monte à la tête
  • Je n’ai pas le droit à l’erreur
  • L’échec est une mauvaise chose
  • Le bonheur n’est pas à portée de main
  • Je n’y arriverai jamais / je ne suis pas capable
  • Je ne suis pas assez intelligent( e) / créatif(ve) / …
  • Je suis trop timide
  • Les femmes gagnent forcément moins que les hommes
  • Je n’ai jamais de chance
  • Je suis maladroit(e)
  • J’ai eu une enfance difficile
  • Le temps, c’est de l’argent
  • Si je fais telle chose je vais décevoir mon entourage
  • Je dois être aimé des autres
  • Je ne peux pas faire confiance aux autres
  • C’est trop beau pour être vrai

Lorsque l’on parcourt ces exemples on constate que les croyances impliquent les notions de possible/pas possible, bien/mal, juste/injuste, … et on s’en sert inconsciemment pour se rassurer, car en réalité, derrière ces croyances, se cachent bien souvent des peurs. Ces pensées que nous avons acquises au fil du temps paraissent donc, à première vue, bien utiles pour nous protéger mais si on prend la peine d’y réfléchir on s’aperçoit qu’elles n’ont souvent aucun fondement car elles ne découlent d’aucun fait, d’aucune vérité, n’ont aucune preuve. Ce sont surtout des idées fausses alors attention et rappelons-nous que :

« L’intérêt que j’ai à croire une chose n’est pas une preuve de l’existence de cette chose. »

Voltaire – écrivain et philosophe français (1694-1778).

Pourquoi parle-t-on de croyances « limitantes » (ou « blocages mentaux ») ?

Les croyances sont là au quotidien, sans que nous en ayons forcément conscience, et elles influencent grandement notre vie car elles entrent en jeu pour chacune de nos décisions,  pour chacun de nos comportements. Elles biaisent notre jugement et nous maintiennent dans une « zone de confort » en nous freinant et nous empêchant de poursuivre nos rêves, d’emprunter un nouveau chemin, d’entreprendre. D’où le terme « limitantes ».

« L’homme devient souvent ce qu’il croit être. Si je continue à me dire que je ne peux pas faire une certaine chose, il est possible que je puisse finir par devenir vraiment incapable de le faire. Au contraire, si j’ai la conviction que je peux le faire, je vais sûrement acquérir la capacité de le faire, même si je ne peux pas l’avoir dès le début. »

Gandhi – dirigeant politique et important guide spirituel de l’Inde et du mouvement pour l’indépendance de ce pays (1869 – 1948)

Cette citation résume bien les effets pervers des croyances. Elles sont des certitudes que l’on a et qui nous font dire, « je suis le bon chemin », « je fais ce qu’il faut », « c’est la seule solution », « il ne peut pas en être autrement ». Lorsqu’on les suit on se sent en sécurité. Mais en réalité on ne fait que se voiler la face et se trouver des excuses.

Les croyances limitantes influencent nos capacités et brident notre potentiel car elles nous persuadent que nous ne pouvons pas faire quelque chose. Elles sont donc souvent à l’origine des non passages à l’action de notre vie et du décalage qui se creuse peu à peu entre ce que nous voulons et ce que nous avons. Elles nous poussent à nous saboter nous-mêmes en nous empêchant de nous épanouir, de nous autoriser à être heureux, de chercher à atteindre nos rêves. Si nous ne passons pas au-delà de ces croyances nous avons l’impression de perdre le contrôle de notre vie, de la subir et nous devenons au mieux déçu(e)s, frustré(e)s, au pire déprimé(e)s.

D’ailleurs, en PNL (Programmation Neuro-Linguistique) les croyances sont classées selon 3 catégories :

  • désespoir : tel objectif ne peut être atteint
  • impuissance : tel objectif est atteignable mais je n’en suis pas capable
  • dévalorisation : tel objectif est atteignable, j’en ai la capacité mais je ne le mérite pas.

Alors que faire ?

« Nous sommes nos choix. »

Jean-Paul Sartre – écrivain et philosophe français (1905-1980).

En ayant cette citation en tête on doit se souvenir que ce sont toutes nos actions quotidiennes qui font de nous ce que nous sommes. Par conséquent nous devons nous assurer que chaque décision, même la plus insignifiante, soit prise dans les meilleures conditions possibles, je sous-entends, sans être influencée par nos croyances limitantes.

Pour cela nous allons devoir modifier nos croyances et cela va nécessairement se faire en plusieurs étapes :

  • Identifier ses croyances limitantes

Tout comme les émotions (vu dans l’article « Comment identifier et gérer ses émotions »), il faut commencer par identifier et accueillir ces croyances limitantes. L’objectif est de comprendre pourquoi nous choisissons telle alternative plutôt qu’une autre et de remonter jusqu’à la croyance qui se cache derrière pour la remettre en doute et voir si l’on a des exemples concrets, des preuves de son fondement. Par exemple : « je n’ai jamais de chance » : analyser les situations au cours desquelles vous pensez ne pas avoir eu de chance, était-ce vraiment lié à la chance ? Et trouver des situations au cours desquelles vous avez été plutôt chanceux(se). Il va s’agir de creuser ce qui se cache en nous, dans notre subconscient.

Pour s’aider un peu dans cette étape d’introspection, on peut commencer par se demander quelles sont les situations bloquantes pour nous, celles qui nous empêchent de relever certains défis, celles qui nous rendent malheureux(se). Ou encore essayer de lister les pensées négatives que l’on se répète régulièrement.

Ensuite il faut se mettre en pleine conscience et analyser nos actions, nos comportements lors de ces situations. Il s’agit alors d’observer attentivement ce que l’on ressent et surtout d’écouter ce que nous dit notre petite voix interne. Une fois la croyance identifiée et cataloguée comme limitante, il faut en comprendre l’origine et l’accepter car elle fait partie de nous et qu’il serait contre-productif de l’étouffer. Enfin, il faut s’interroger sur le prix à payer si l’on continue à agir selon elle.

« Il faut beaucoup de force de caractère pour détacher sa réflexion des idées reçues. »

Cicéron – homme d’Etat romain, avocat et un écrivain latin (106-43 av. JC)

Comme beaucoup d’exercices d’introspection c’est une étape assez difficile à réaliser mais il faut se montrer persévérant(e) car elle est indispensable. D’une part, le simple fait d’avoir identifié une croyance va participer à lui faire perdre de son influence et d’autre part, c’est la première étape du processus de transformation. Des séances de méditation, sophrologie, yoga ou encore auto-hypnose peuvent être utiles pour nous aider dans la démarche.

  • Transformer les croyances limitantes

Heureusement la science nous a appris que le cerveau est « re-programmable », alors une fois la croyance limitante identifiée nous allons pouvoir la transformer et même la remplacer par une croyance contraire que l’on qualifiera de « croyance positive » ou « croyance aidante ». Evidemment, il n’est pas suffisant de trouver cette croyance positive, il va falloir aller plus loin en l’acquérant dans notre inconscient de manière à remplacer l’ancienne et en faire une nouvelle certitude.

Les croyances positivent donnent énergie, motivation et confiance en soi pour avancer et aller vers l’épanouissement. Et comme ce que nous avons vu avec la Loi de l’Attraction (cf article « Découvrez le pouvoir de la Loi de l’Attraction »), lorsque l’on est dans de bonnes dispositions mentales alors nos souhaits se matérialisent.

Comment on s’y prend ?

Pour remplacer nos croyances limitantes par des croyances aidantes il va falloir se montrer à nouveau déterminé(e) et persévérant(e) et suivre différentes méthodes inspirantes qui permettront de trouver les raisons d’y croire :

  • Avoir l’esprit ouvert : c’est une condition sine qua none, si on part du principe que l’on ne pourra pas changer nos croyances il est certain que l’on n’y parviendra pas.
  • Utiliser la méthode Coué : la petite voix à l’intérieur de nous doit cesser de dire « je n’en suis pas capable » il faut au contraire qu’elle répète en boucle des affirmations positives telles que « je vais y arriver, j’en suis tout à fait capable ». On peut également répéter la croyance sous sa forme affirmative et positive. Sachant que généralement la formulation d’une croyance limitante emploie des termes tels que « jamais », « personne », « pas assez », « trop de », il suffira pour cela de la reformuler en utilisant les termes opposés « toujours », « tout le monde/chacun », « suffisamment ». En raisonnant dans notre inconscient ces phrases finissent par nous laisser croire sincèrement en nos capacités.
  • Utiliser la visualisation : il s’agit de se relaxer, fermer les yeux et plonger dans la scène de sa propre réussite (passée ou à venir) et d’y observer le plus de détails possibles : actions, comportement, réactions alentour, émotions ressenties, … Cette méthode fait à nouveau appel au subconscient.
  • Rencontrer des personnes qui ont atteint les objectifs que l’on a afin de profiter de leur témoignage et de leur expérience et surtout pour prendre conscience que c’est possible, que d’autres y sont arrivés.
  • Changer son environnement social. Comme le dit Jim Rohn, entrepreneur américain, écrivain et coach en développement personnel et en motivation dans le monde des affaires (1930-2009), nous représentons la moyenne des 5 personnes que nous fréquentons le plus souvent. Inconsciemment l’Homme cherche à être en accord avec le groupe auquel il appartient, il va donc naturellement agir par mimétisme. Si l’on s’entoure de personnes qui ont des pensées négatives et des tas de croyances limitantes, on va avoir du mal à agir différemment car on ne veut pas décevoir. Alors qu’en s’entourant de personnes positives et qui croient en nous on augmente notre confiance en nous. En changeant d’environnement social on peut alors s’immerger dans un nouvel état d’esprit, plus inspirant, plus motivant.
  • Se créer de nouvelles habitudes positives, ces comportements et actions que l’on fait de façon automatique. Il s’agit d’abord de définir les actions que l’on veut mettre en place, de les planifier et de les visualiser pour les « programmer » dans notre esprit. Ensuite il va falloir en répéter la réalisation encore et encore pour la rendre naturelle. Une nouvelle habitude met généralement une trentaine de jours à s’acquérir alors il faudra persévérer coûte que coûte pour réussir cette étape.
  • Consulter un thérapeute. Passer par les étapes que nous venons de voir permet généralement de débloquer la situation mais s’il s’avérait trop difficile de se défaire de certaines pensées négatives alors le recours à un thérapeute peut être envisagé.

Enfin, une fois la croyance transformée, il faut passer à l’action et ne pas avoir peur de l’échec. Comme cité plus haut, la phrase « échouer est une mauvaise chose » n’est autre qu’une croyance limitante. Au contraire échouer est une étape importante pour progresser dans la vie, car les succès sont faits d’échecs qui ont été rectifiés.

« Beaucoup rêvent de succès. A mon sens, le succès ne peut être atteint qu’après une succession d’échecs et d’introspections. En fait, le succès représente 1% de votre travail qui comporte lui, 99% de ce qu’on peut appeler échec ».

Soichiro Honda – ingénieur et industriel japonais, fondateur de la Honda Motor Company (1906-1991)

Nous avons tous des croyances limitantes, cela est tout à fait naturel, mais nous ne les gérons pas de la même façon. Certains se laissent complètement guider par elles et passent à côté de leur vie, d’autres essaient de lutter mais ne persévèrent pas suffisamment pour changer la donne. Et puis il y a ceux qui mettent tout en œuvre pour s’en défaire et devenir les acteurs de leur vie.

« Rien ne vous emprisonne excepté vos pensées. Rien ne vous limite excepté vos peurs. Et rien ne vous contrôle excepté vos croyances. »

Marianne Williamson – écrivaine américaine né en 1952.

Et vous, que vous souffle la petite voix interne ? Est-ce que vous avez conscience des croyances qui vous brident mais vous ne savez pas comment en sortir ? Est-ce que vous êtes parvenu(e) à vaincre des croyances limitantes et si oui, comment en êtes-vous sorti(e) ? N’hésitez pas à partager votre point de vue et votre expérience pour nous aider à avancer.

« Vivre de rêves ou rêver de vivre… Fais ton choix ! »

J.F. Roiseux

Author

angee.myblog@gmail.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *